Sciences infirmières

L’ESSS en conformité avec déclaration de Bologne

La déclaration de Bologne est considérée comme la réforme la plus importante dans l’histoire de l’enseignement supérieur européen. Elle vise à développer et implanter des systèmes d’enseignement supérieur cohérents, compatibles et semblables aux systèmes existants en Europe. sciences de la santé. Quarante-six pays ont signé la déclaration en 1999 et se sont engagés à établir dès octobre 2010 une mise à niveau de leur système éducatif conformément au cadre européen de qualifications et de programmes d’études.

A la tête de la majorité des établissements d’enseignement supérieur européens, l’ESSS a effectué une transformation complète de son programme des sciences de la santé conformément à la déclaration de Bologne. Les bacheliers sont admis au programme de licence et suivent un cursus théorique et clinique comprenant 180 crédits ECTS. Les licenciés en sciences de la santé auront l’opportunité de poursuivre leurs études et de choisir une spécialisation grâce au programme du Master qui équivaut 120 crédits ECTS.

Une brillante décennie pour les infirmiers marocains

Les experts prévoient un avenir très prometteur durant cette prochaine décennie pour les infirmiers au Maroc avec plus d’opportunités d’emplois. Les hôpitaux vont rivaliser pour recruter des infirmiers qualifiés en essayant de les attirant avec des salaires alléchants et des packages de rémunération avantageuse. Qu’est-ce qui expliquerait cette nouvelle tendance ? La réponse tient en quelques mots : il n’y a pas assez d’infirmiers qualifiés pour répondre à la demande du secteur de la santé au Maroc.

Le gouvernement prépare des législations qui encourageront le secteur privé à investir dans le secteur de la santé. En effet, des hôpitaux et des établissements de santé sont censés voir le jour en nombre important dans les dix années à venir. Les nouvelles structures nécessiteront logiquement le recrutement d’un effectif important d’infirmiers qualifiés, dont la disponibilité à une échelle suffisante n’existe pas encore.

Laboratoire de simulation médicale de l’ESSS

L’ESSS est le premier établissement d’enseignement supérieur au Maroc à avoir intégré dans le programme des soins infirmiers la méthode de la simulation médicale.

Le laboratoire de simulation médicale est le plus important au Maroc avec 36 simulateurs haute-fidélité. Les équipements de très haute technologie permettent de reconstituer de manière authentique l’environnement clinique et offrent aux étudiants l’opportunité de tester les connaissances et les compétences acquises en cours de formation, mais également de les amener à faire preuve d’esprit critique et du sens de l’initiative.

Le Maroc nécessitera 120000 nouveaux infirmiers

Le Maroc souffre d’une grave pénurie des infirmiers. Le nombre total d’infirmiers était de 29025 en 2011 : deux tiers d’entre eux sont des infirmiers confirmés et un tiers représente les infirmiers auxiliaires ce qui équivaut à 8 à 9 infirmiers pour 10 000 habitants. Le ratio de l’effectif infirmier est nettement inférieur à celui d’autres pays dont le revenu national est comparable.

Tenant compte de ces résultats, le Maroc a été classé parmi les 57 pays souffrant d’une pénurie importante de personnel infirmier. Afin d’atteindre le niveau de 25 infirmiers pour 10000 habitants, le Maroc devra augmenter triplement les effectifs infirmiers.

L’ESSS sollicite l’accréditation américaine

Le conseil d’administration de l’ESSS a entrepris la demande d’accréditation américaine de son programme en sciences infirmières. Dans ce but, un groupe de travail constitué de quatre professeurs du département des Sciences Infirmières a été mis en place, il a pour objectif de veiller à la conformité du programme des sciences infirmières de  l’ESSS aux normes et critères de la formation en soins infirmiers aux Etats Unis.

Acquérir et maintenir l’accréditation va faire de l’ESSS une établissement unique dans son genre dans les pays du Moyen Orient et de l’Afrique. De plus, cette certification va permettre à l’école de se positionner sur la bonne voie en adhérant au principe des meilleurs pratiques et directives de la formation en sciences infirmières.

L’ESSS forme des infirmières pour l’Afrique

L’Ecole Supérieure des Sciences de la Santé a mis en place un programme de formation et de qualification des professionnels de la santé en faveur de l’Afrique. Cette initiative s’inscrit dans la coopération sud-sud et vise à lutter contre la pénurie de personnel de la santé dans les pays africains. En mars 2016, la proposition relative à ces initiatives sera prononcée par le conseil d’administration. infirmières pour afrique.

Bien que le programme soit une action à l’échelle de l’université uniquement, le département des soins infirmiers va jouer un rôle clé dans les perspectives de ce partenariat. En effet, l’Afrique subsaharienne connaît un tel manque de personnel infirmier que la situation en devient alarmante. Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la disponibilité du corps médical en Afrique subsaharienne est très faible et suffit à peine à 1 habitant sur 1000 comparé au ratio plancher acceptable de 2,5/1000 qui est le minimum requis pour garantir une couverture des services de santé de base. Ce ratio chuterait si les pays très riches (Afrique du Sud, Algérie, Botswana, Swaziland et Namibie) étaient retirés de l’échelle d’estimation. Globalement, on considère que la pénurie du personnel infirmier avoisine le nombre de 750 000.

Réanimation avancée en collaboration avec l’AHA

Pour lutter et éviter des décès aux hôpitaux, l’ESSS dispensera une série de cours sur la réanimation avancée en collaboration avec l’American Heart Association à partir de novembre 2016. Le package constitué de sept formations répond aux besoins des professionnels de la santé (médecins et infirmiers) travaillant sur la réanimation du patient en milieu hospitalier. Le package est conçu pour minimiser les taux d’échec d’intervention et améliorer les taux de survie des patients réanimés dans les hôpitaux marocains.

Les cas d’échec de réanimation (sauvetage) reflètent l’inaptitude des soignants à identifier rapidement les premiers signes et symptômes de détérioration de l’état d’un patient. Cela ne signifie en aucune manière qu’il s’agit d’une négligence ou d’une faute, mais ne fait que relater l’impression générale sur la performance des prestations en milieu hospitalier.

L’ESSS recevra l’Association Arabe des Ecoles des Sciences Infirmières

L’Ecole Supérieure des Sciences de la Santé travaille en collaboration étroite avec ses partenaires dans le monde arabe et vise à fonder l’association arabe des écoles de sciences infirmières. A ce titre, les partenaires organisent et préparent la première conférence qui aura lieu cet été à Casablanca.

En prenant l’initiative de créer l’AAEN, L’Ecole Supérieure des Sciences de la Santé se place en leader pour la promotion de la coopération des sciences infirmières dans le monde arabe. L’association va travailler pour faire avancer, unifier et réformer l’enseignement des soins infirmiers et de la recherche dans la région. La conférence annuelle de l’association servira de forum d’échange d’expériences, de création de partenariats et d’élaboration de normes régionales.

Publication de recherche une condition du diplôme

Les dispositions récentes de l’Ecole Supérieure des Sciences de la Santé exigent de toute étudiante d’effectuer des publications dans les journaux académiques, à raisons de quelques articles chaque semestre. Plus précisément, conformément à cette condition qui sera en vigueur en octobre 2016, les étudiantes en licence seront tenues de présenter un article par semestre alors que les étudiants en master devront en présenter deux.

« Nous devons créer une culture de la recherche, de la curiosité scientifique et de l’écriture académique au sein de notre école », a exprimé Dr Khaled Yassin, directeur de l’ESSS. Avec ce nouveau règlement, l’école espère susciter chez les étudiantes une demande pour l’apprentissage de la méthodologie de recherche et des techniques de rédaction

L’ESSS lancera son programme en anglais

Le 23 mai 2016, le conseil d’administration de  l’ESSS a approuvé la proposition stratégique de traduire en anglais, dans les cinq prochaines années, l’ensemble de l’enseignement. Dorénavant, à partir de 2020, tous les programmes d’études seront enseignés et évalués en anglais. De l’avis du conseil d’administration, il faudrait enfin se résoudre à communiquer dans cette langue afin de réaliser les objectifs à l’international.

Selon Dr Khaled Yassin, directeur de l’école, les cours seront enseignés en anglais et français simultanément en suivant deux programmes bien distincts. Lors de l’admission, les étudiants devront choisir entre le parcours d’étude en anglais ou le parcours d’étude en français.

Soins immédiats de réanimation sauvent des vies

L’arrêt cardiaque brusque est une cause majeure de décès dans le monde. Aux États-Unis, on recense par an à peu près environ 424 000 cas d’arrêt cardiaque. Le nombre de cas en Europe approche les 750 000 par an. Bien que les statistiques ne sont pas disponibles pour le Maroc, on estime à 40 000, le nombre de cas par an.

Près de 95% d’arrêts cardiaques se produisent hors de l’hôpital et neuf sur dix victimes meurent immédiatement. En effet, le nombre de personnes qui meurent chaque année d’arrêt cardiaque est à peu près égale au total des décès par cancer, accidents de voiture, maladies infectieuses et suicides. La bonne nouvelle à propos de l’arrêt cardiaque est qu’elle peut être traitée avec succès grâce à des soins de réanimation immédiats suivis de soins hospitaliers appropriés.